Un flux vidéo est composé d'une succession d'images, 25 par seconde en Europe (30 par seconde aux USA), composant l'illusion du mouvement. Chaque image est décomposée en lignes horizontales, chaque ligne pouvant être considérée comme une succession de points. La lecture et la restitution d'une image s'effectue donc séquentiellement ligne par ligne comme un texte écrit : de gauche à droite puis de haut en bas.
L'image d'un téléviseur est une succession de balayages horizontaux, de gauche à droite, partant du haut, et finissant en bas de l'écran. Au commencement de la télévision, la qualité des éléments phosphorescents du tube est fort médiocre. De ce fait, quand le faisceau balaye le bas de l'écran, le haut a déjà disparu, d'où un phénomène de scintillement, ressenti fortement par l'œil humain pour 25 Hz ou 30 Hz.
La solution la plus simple eût été d'accélérer la cadence de balayage, mais ceci imposait également d'augmenter la cadence des images, ce qui était inutile d'un point de vue cinématographique (le mouvement est perçu de la même façon), et fort coûteux en matériel et en bande passante.
Une solution plus astucieuse fut de doubler la cadence de balayage, en omettant une ligne sur deux, afin de garder une quantité d'information constante. Ainsi, une première passe affiche toutes les lignes impaires en deux fois moins de temps que pour une image entière et une seconde passe affiche les lignes manquantes paires : c'est ce que l'on appelle l'entrelacement.
On obtient bien le même nombre de lignes de balayages pour une image, et on balaye deux fois l'écran pour afficher une seule image. On désigne par le terme « trame » ("field" en anglais) une passe de balayage. Une image est donc constituée de deux trames, puisqu'il faut deux balayages pour définir l'image ("frame" en anglais).
Les caméras, qui fonctionnent comme un « téléviseur inversé », adoptèrent elles aussi cet entrelacement du balayage. Dans la première moitié du temps d'une image, une 1re prise de vue définit toutes les lignes impaires, et une moitié d'image plus tard, une seconde prise de vue définit les lignes paires.
Ce qu'il faut bien comprendre ici, c'est que les deux prises de vues sont distantes dans le temps (d'une moitié d'image). Et même si ces deux prises de vue sont complémentaires d'un point de vue spatial (les deux balayages se complètent dans le cadre), ces deux prises de vue n'affichent pas le même contenu
Si un sujet se déplace dans le champ, il aura une position différente sur chacune des deux trames : on a alors un effet de zig-zag sur chaque frame.
Ce problème est en partie résolu par un dispositif de lames cristallines biréfringentes qui "étalent" les détails en dédoublant les rayons lumineux. Il en découle une perte de définition qui confèrent aux système PAL et SECAM une résolution verticale multipliée par 0.7 (facteur de Kell) et qui n'est plus réellement que de 400 lignes environ.
Du fait de la capture en deux trames de 1/50 s chacune, c'est le temps de pose en vidéo (25i).
Il existe dorénavant de plus en plus d'appareils vidéo capables d'afficher 25, 50 ou 60 images complètes par seconde, l'affichage n'est plus entrelacé, on parle alors de balayage progressif. Parmi les appareils capables d'un tel affichage on trouve : les ordinateurs (leur carte vidéo et leur écran), certains vidéoprojecteurs, les téléviseurs haut de gamme, certaines platines DVD et quelques rares caméscopes.
C'est le mode de capture choisi pour les films tournés en HDTV ou en D-cinéma destinés à être transférés et projetés en 35 mm.
Les 25 images progressives (25p) confèrent alors aux caméras un temps de pose de 1/25 s ce qui est trop long en terme de résolution temporelle. On préfère alors limiter le temps d'intégration des trames à 1/50 s (obturateur électronique).
Les premières caméras vidéo, fonctionnant sur le même principe que les téléviseurs, analysaient l'image formée par l'objectif à l'aide d'un tube cathodique. Depuis la fin des années 1980, elles sont dotées de capteurs Charge-Coupled Device : CCD ou Dispositif à Transfert de Charges (DTC) en français.
Le transfert de ces charges peut se faire de 3 manières différentes : transfert interligne (capteur IT : Inteline Transfer), transfert trame (capteur FT : Frame Transfer) qui nécessite un obturateur mécanique et est rarement utilisé ou transfert FIT (Frame Interline Transfer).
Au début du XXIe siècle, les fabricants de capteurs ont décidé d'abandonner cette technologie et construisent désormais des capteurs CMOS (Complementary Metal Oxide Semi-conductor). On trouve cependant encore sur le marché des camescopes semi-professionnels utilisant la technologie dite "tri-CCD" qui permet d'améliorer notablement le traitement des couleurs.
- 4 têtes de lecture avancée (Avance) permettent de lire le signal vidéo présent sur la bande quelques trames avant les têtes d’enregistrement. Cette fonction dite de « pre-read » permet d’apporter une modification sur un programme enregistré sans nécessiter plus d’un magnétoscope. En mode enregistrement, l’ancien signal lu par ces têtes de lecture avancées peut en effet être récupéré et traité par un équipement externe (mélangeur, correcteur colorimétrique…), puis réenregistré exactement à sa place d’origine. Cette fonction très intéressante doit faire l'objet d’une grande précaution d’utilisation car l’opération est irréversible.
- 4 têtes dites « têtes confidence » (Confi) lisent les pistes après les têtes d’enregistrement afin de permettre la vérification de l’enregistrement en cours (avec un léger décalage temporel).
- 4 autres têtes permettent la lecture en Betacam analogique.
- 4 têtes permettent l’enregistrement numérique des données
- 2 têtes servent à l’effacement des données audio et vidéo
Le procédé de l’acquisition vidéo analogique et de sa conversion en numérique peut s’assimiler au passage du langage oral au langage écrit. Pour prendre en note le discours oral d’une personne, cette dernière ne doit pas parler trop rapidement, dans tel cas il devient difficile d’écouter et de transcrire simultanément. Certes la personne pourrait ralentir son débit de parole mais si l’on assimile ces paroles avec le signal vidéo analogique, on comprend aisément que le débit ne peut pas être ralenti. On procède donc à l’échantillonnage du discours, c’est-à-dire que l’on ne saisit que des « morceaux » de message pour les retranscrire par la suite. La précision de la retranscription dépend donc directement du nombre d’échantillons de discours prélevés. Pour la vidéo, le phénomène est identique : il est nécessaire avant toute chose de connaître le signal et de savoir quels sont les signaux à numériser
Format d'enregistrement
Afin que la réponse d’un enregistreur soit optimale dans les hautes fréquences il est primordial que l’entrefer de la tête de lecture soit parfaitement
Libertés sur Internet page 2, page 3,page 5,page 6,page 7, page 8, page 9 ,page 10
Un certain nombre d'associations militent pour les Libertés sur Internet. Elles sont, en cela, engagées dans la défense de la vie privée et de la liberté d'expression, et donc dans la défense du respect de la confidentialité de la communication.
Internet, du fait même de sa structure, est un outil de communication et de liberté d'expression très puissant, et échappe ainsi, pour une large part, au contrôle étatique. Les gouvernements de nombreux pays, inquiets de la mise en péril de leurs pouvoirs par l'outil de communication offert par Internet, essayent d'y appliquer une politique de contrôle voire de censure.
Les associations de défense d'un Internet libre s'inquiètent des mesures prises, depuis quelques années, par les gouvernements de différents pays — les événements du 11 septembre ayant parfois servi de prétexte à des mesures plus radicales.
La cryptologie, et notamment la cryptographie asymétrique, est l'un des sujets les plus problématiques. Différents gouvernements ne veulent autoriser l'utilisation que d'un seul logiciel de cryptographie asymétrique dont ils auraient la clef. Des associations s'opposent à cette atteinte potentielle à la vie privée et exigent que les citoyens puissent utiliser comme ils l'entendent les logiciels de chiffrement, notamment le logiciel PGP ainsi que sa version libre GnuPG.
Un des militants pour ces libertés sur Internet est Richard Stallman, l'initiateur du mouvement des logiciels libres, qui a déclaré « La vie privée est tout bonnement abolie lorsque les gouvernements surveillent ceux à qui vous parlez, où vous allez et ce que vous lisez ».
P2P versus Droit d'auteur
L'émergence des réseaux Poste à poste, qui permettent de diffuser très facilement et à moindre frais tous types de fichiers numériques, a fait naître un conflit entre les utilisateurs de ces réseaux et les ayant-droits (industries du disque et du cinéma principalement mais également l'industrie du logiciel et du jeu vidéo). Il a fallu trouver un compromis entre la rétribution des ayant-droits et la restriction des internautes à respecter le droit sans pour autant devoir brider l'internet et interdire des technologies.
Ce conflit s'est traduit :
aux États-Unis d'Amérique par l'adoption du Digital Millenium Copyright Act
en Europe par l'adpotion de la directive EUCD
en France par l'adoption de la loi sur les Droit d'auteur et droits voisins dans la société de l'information
Dans le monde
les Cubains sont peu équipés en matériel informatique (3,3 ordinateurs pour 100 habitants, c'est-à-dire l'un des taux les plus faibles du monde) et il n'existe qu'un seul opérateur dans le pays, la société ETEC SA. L'ouverture d'une ligne internet est soumise à l'autorisation des autorités de l'île. L'utilisation d'internet ne doit pas « compromettre la sécurité d'État » ni aller contre « les lois et principes moraux du pays », des motifs suffisamment flous pour couper arbitrairement un accès à internet.
Les cybercafés sont surveillés et trop coûteux pour la population. Les clients sont dans l'obligation de décliner leur identité. La recherche de mots-clés jugés « subversifs » par le régime entraîne la fermeture du programme. Les dissidents tels que Guillermo Fariñas (qui a reçu le prix Cyberliberté de RSF en 2006) luttent pour la liberté d'expression et d'information sur internet.
Réglementation gouvernementale d'Internet, en chine
Pour tenter de réglementer Internet, le gouvernement chinois doit s'attaquer non seulement à la diffusion d'Internet, mais aussi à l'évolution de sa technologie. Un cycle d'innovation technologique et d'adaptation du régime s'est instauré au cours des dix dernières années. Les contrôles de l'État vont des méthodes de faible technicité, comme l'emprisonnement des dissidents qui affichent des informations sur Internet ou la surveillance matérielle des écrans des ordinateurs dans les cafés Internet, aux méthodes de plus haute technicité, comme le filtrage électronique et l'écoute en ligne.
En pratique, le gouvernement aborde la question de la réglementation d'Internet de trois façons : les règles juridiques, la promotion de l'autoréglementation et de la surveillance, et les règles technologiques.
Depuis 1994, le gouvernement chinois a édicté plus de soixante règlements régissant l'utilisation d'Internet. Ces derniers sont de plus en plus exhaustifs avec le temps. La responsabilité générale de la surveillance d'Internet incombe au ministère de la Sûreté publique, mais une dizaine au moins d'autres organismes exercent aussi une certaine autorité sur l'accès à Internet et son contenu.
Les règlements portent sur les conditions complexes d'obtention d'une licence pour les fournisseurs de services Internet, l'inscription de chacun des utilisateurs et les vastes restrictions relatives au contenu autorisé. Le régime de réglementation est à la fois extrêmement détaillé et extrêmement vague. Ainsi, il est interdit d'afficher des « informations qui nuisent à l'honneur de l'État », mais il n'existe aucun moyen pour un utilisateur de savoir si un sujet donné répond à ce critère. L'appareil policier jouit ainsi d'énormément de latitude pour poursuivre en justice les internautes aux termes du Code pénal chinois. En 2004, Amnesty International a déclaré avoir recensé au moins cinquante dissidents politiques actuellement incarcérés pour avoir affiché des informations ou des opinions politiques sur Internet.
Le plus récent règlement, promulgué en septembre 2005 par le Bureau de l'information du Conseil des affaires d'État et le ministère des Industries de l'information, impose des limites aux entités légalement autorisées à diffuser les nouvelles et des peines à ceux qui propagent des informations « fausses ou déformées ». Comme le règlement semble viser non seulement les agences de presse et autres fournisseurs de contenu en tant que tels, mais aussi les systèmes de babillards électroniques et peut-être aussi les blogs, il est possible qu'il rende illégaux tous les moyens de distribution de contenu reposant sur ces nouvelles technologies
Il est difficile de parvenir à comprendre complètement l'opinion des Chinois sur la question de la censure d'Internet. Si les dissidents politiques qui vivent à l'extérieur de la Chine s'en plaignent avec véhémence, certains blogueurs chinois font aussi remarquer que l'idée que la censure d'Internet constitue un problème particulier repose sur l'hypothèse qu'Internet doit être libre.
En fait, de nombreux utilisateurs chinois d'Internet risquent de ne pas remarquer les limites de la liberté d'expression sur Internet, parce que ces limites sont exactement les mêmes que celles avec lesquelles ils ont appris à composer dans d'autres aspects de leur vie. Selon ce raisonnement, les restrictions que l'État chinois impose à Internet ne sont ni plus ni moins légitimes que celles qu'il impose à tout autre type d'activité.
Dans l'ensemble, la réglementation gouvernementale chinoise d'Internet est une question de droits de la personne plutôt que de sécurité. S'il est vrai que les opposants au régime de Beijing ont utilisé Internet comme tribune de dissidence, l'argument fréquemment invoqué selon lequel la diffusion d'Internet favorisera inévitablement la liberté d'expression et la démocratisation n'est pas totalement convaincant.
Au contraire, à certains égards, Internet renforce en fait les capacités du gouvernement chinois en matière d'autoritarisme et de répression. Le succès de la Chine à contenir les conséquences politiques d'Internet pourrait servir de modèle à d'autres États autoritaires.
Internet censuré dans 25 pays
Selon l'OpenNet Initiative (ONI), au moins 25 pays de par le monde censurent Internet pour des raisons politiques, économiques ou sociales. Mais l'ONI précise que ce chiffre peut être plus important car 40 pays n'ont pas été étudiés, principalement en Amérique du Nord, Europe occidentale, Corée du Nord ou Cuba.
La Birmanie, la Chine, l'Iran, la Syrie, la Tunisie et le Vietnam ont mis sous surveillance les sites politiques. L'Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis, l'Iran, le sultanat d'Oman, le Soudan, la Tunisie et le Yemen appliquent des règles strictes sur les sites à caractères sociaux bloquant la pornographie, le jeu, les sites gays et lesbiens.
En Corée du Sud, les filtres s'appliquent sur les informations en provenance de sa soeur du Nord. Par contre, aucun filtrage n'a été constaté en Russie, en Israël ou en Territoires Palestiniens.
L'ONI précise que les filtres mis en place par les autorités du pays peuvent être contournés avec l'utilisation de serveurs "proxy" placés dans des pays non filtrés.
En France
En France, aucune loi ne contraint la liberté d'expression plus que dans les autres médias. La liberté d'expression sur Internet se limite donc à la Liberté d'expression dans les textes de lois. Sont donc interdits : la pédopornographie, l'incitation à la haine, le négationnisme, etc.



